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31/08/2008

coup de génie

hippocrate.jpgHippocrate, le médecin de l’île aux jasmins
Orietta Ombrosi et Anna Castagnoli
Seuil jeunesse, 2008

 

(par Anne-Marie Mercier)

 

Ce petit album de la collection coup de génie propose une biographie d’Hippocrate très sensible, qui retrace à travers lui l’évolution de la médecine : du traitement par les prêtres d’Asclépios au diagnostic de ce moderne et à l’invention de la théorie des humeurs (bien expliquée, avec des mots simples), jusqu’au serment d’Hippocrate encore actuel (ne pas viser la richesse, ne jamais prescrire de poison, transmettre son savoir…). Elle montre les débuts de la célébrité, les étapes et le fait tout en dressant le portrait d’un enfant, puis d’un homme et d’un vieillard attachant, guidé par l’observation, le souci d’autrui et l’expérience.
Les illustrations ont elles aussi beaucoup de charme, mêlant détails antiques et scènes naïves.

La légende du pet

patenplon.jpgLe géant Patenplon
Fabian Negrin

 Le Rouergue, 2007

 

(par Anne-Marie Mercier)

 

Patenplon a des oreilles de Mickey, un nez de Pinocchio menteur, un caleçon rayé. C’est un géant effrayant et très bête cherche à se goinfrer de tout ce qu’il trouve. Des oies, tout d’abord, qui le roulent dans la farine en se faisant passer pour des chameaux. Dialogue cocasse et absurde. Ensuite un nuage, puis tous ceux qu’il trouve, des gris, des roses, des petits, des énormes, tant qu’il enfle. Arrivé à la taille d’une montgolfière, il explose d’un premier pet, dévastateur, un second, etc.
A la fin, il a disparu, reste son essence, le pet, qui rôde partout et chez tous comme une possible présence du géant disparu… jusque sous les jupes de maman. D’aucuns n’apprécieront pas cette dernière pointe, pourtant vraie et, comme tout ce qui est vrai, salutaire bien qu’irrévérencieuse.
Fantaisie totale dans le dessin, qui joue sur l’ « Hénaurme », le disloqué, le décalé. Fantaisie sur la mise en page et la mise en texte, la typographie, couleurs qui claquent.
Un vent de fraîcheur.

26/08/2008

Mords-le

mordsle.jpgMords-le !
de Michel Backès
L’école des loisirs, 2007

(par Anne-Marie Mercier)

Un cauchemar de chasseur, à rapprocher du Petit humain d’Alain Serres. Le chasseur et son chien prennent un tout petit lapin, qui leur promet de les emmener dans un lieu où il y en a de plus gros. Ils tombent sur des lapins géants qui renversent l’échelle des tailles. Ils se proposent d’engraisser l’humain (bien trop petit à leur goût) pour le repas d’anniversaire de leur petit.
Cette fable (qui finit bien) est illustrée un peu à la manière de Benjamin Rabier, avec un charme désuet rafraîchissant.

Berceuse

bonnenuit.jpgBonne nuit mon tout-petit
Soon-hee Jeong
texte français de Michèle Moreau
Didier jeunesse, 2008, à partir de 2 ans

 

(par M. Gallot)

Cet album est l’adaptation d’une berceuse coréenne. Une mère tient son enfant dans ses bras et lui montre les animaux endormis, chien, souris, poissons, grenouilles se reposent - et le bébé à son tour s’endort sur son tatami. Tout en douceur et en tendresse, sur des tons pastels posés sur papier mat, texte et images invitent au calme et au silence de la nuit, dans la chaleur des bras maternels. Cette atmosphère paisible et rassurante, en accord avec le rythme de la nature, est propice à l’endormissement. Une lecture conseillée à l’heure du coucher, en particulier pour les petits qui ont du mal à trouver le sommeil ou ont peur du noir.

L'éditeur

Fantaisie

inezp.jpgInezspéré
Paco Livan et Ivan Prieto

 OQO éditions, 2007

 

(par Anne-Marie Mercier)

Dessins bariolés, papiers découpés, typographie démonstrative, accompagnent un récit original, tiré d’une légende canadienne : un vieux mage laisse trois objets magiques à ses trois filles. La plus jeune utilise le sien pour rencontrer un beau prince (le prince de l’île d’Abeau). Mal lui en prend car il la trompe et lui vole son précieux objet. Elle le revoit par deux fois, avec les objets prêtés par ses sœurs compatissantes, se fait tout dérober et ne retrouve les biens hérités de son père que grâce à une ruse finale qui dénoue tout. Ils ne se marient pas et l’on ne sait si le prince en devient meilleur, la fantaisie est le but de l’histoire.

21/08/2008

Un rêve

hahn.jpgUne peinture de rêve, un voyage en Australie
Cyril Hahn
 Hatier, 2007

 

(par Anne-Marie Mercier)

 

Japara, 10 ans, aborigène du nord de l’Australie, n’a plus ou pas envie de se joindre aux autres, petits ou grands. Ce qu’il préfère, c’est aller seul dans le bush où il épie le peintre sur écorce.
L’album raconte la découverte par Japapra de ce qui est dans la peinture, le temps de la création, appelé le temps des rêves, dans lequel les grands ancêtres se sont transformés en animaux et structurent le monde.
Si la narration est assez plate et convenue, les dessins du rêve de Japara sont magnifiques (les autres moins intéressants par leur maladresse appuyée). Les dernières pages proposent un petit résumé de l’histoire des aborigènes (assez optimiste sur leur état présent), un lexique.

19/08/2008

Horace le dragon

secrethorace.jpgLe secret d’Horace
Oskar Farkoa et Eva Offredo

Gautier-Languereau, 2007

 

(par Anne-Marie Mercier)

Un récit étiologique qui combine la naissance des nuages et de la pluie avec la création de la recette de l’île flottante (donnée enfin d’ouvrage).
Horace est un dragon malheureux et moqué par ses congénères : au lieu de cracher du feu, il crache des nuages. Grâce aux conseils d’un vieux dragon sage, de l’amitié de Léa et de la méchanceté des hommes, il invente la pluie qui sauvera tout le monde et fera de lui un héros bienfaisant.
Le récit est savoureux et rythmé par des images de différents styles et différentes tailles, alliant arabesques et motifs, gaiement colorées.

31/07/2008

A travers le regard d’Aung Kyaw Kyaw

dcytryn.jpgL’enfant et le buffle

Muriel Carminati et Daniela Cytryn

Le Sorbier, coll. « Les Ethniques », en partenariat avec Amnesty International, 2008

 

(par B. Longre)

 

Après une collaboration avec Jocelyne Sauvard pour Aïssata et Tatihou, Daniela Cytryn illustre avec un même soin un nouvel album aux éditions du Sorbier, dans une collection qui prône l’ouverture sur le monde en proposant des récits qui sensibilisent le lecteur à des situations ou des événements qui ne lui sont pas toujours familiers. Un pays africain en guerre pour Aïssata et Tatihou, la Birmanie pour Cet Enfant et le buffle, un pays où il ne fait pas bon vivre si l’on tient compte du mépris des dirigeants pour la population qu’ils maltraitent, emprisonnent ou laissent mourir. La Birmanie, que l’on découvre à travers le regard d’Aung Kyaw Kyaw, jeune garçon très attaché au buffle que son père a pourtant décidé de vendre. Il s’enfuit, part à la recherche de l’animal et revient bredouille pour trouver son village vidé de ses habitants, «réquisitionnés» pour construire une route. Au-delà de la difficulté de vivre sous un régime dictatorial évoquée ici, une certaine plénitude préside malgré tout à l’ensemble, peut-être discernable dans l’attitude résignée des adultes, que l’auteure ne se permet pas de juger, et dans la beauté des images.

 

Daniela Cytryn

 

Amnesty International

30/07/2008

Rose et Valentin Brû

vbru.jpgAu feu les pompiers j’ai le cœur qui brûle

Christine Beigel et Élise Mansot

Gautier-Languereau, 2008

 

(par B. Longre)

 

Quand Rose, une sage vieille dame, aperçoit Isidore Valentin Brû, pompier de son état, dans le poste de télévision, c’est le coup de foudre. Comment rencontrer ce héros ? Rose n’hésite pas une seconde et, prétextant avoir perdu son chat, appelle les pompiers… Isidore intervient mais semble plutôt intimidé et ému par cette dame qui a demandé à ce que ce soit lui et pas un autre qui vienne lui porter secours. Quand il s’en va, Rose se met à l’attendre… vainement, semble-t-il.

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29/07/2008

Gare aux morsures

molosse.jpgMolosse

Olivier Morel

Ed. courtes et longues, 2007

 dès 3 ans

 

(par C. Scandale)

 

Molosse, le chien de Jojo, porte bien son nom. Sous le regard amusé de son maître, il terrorise les matous et les enfants, défèque sur les pâtés de sable et pourchasse le facteur… Puis un jour Molosse ne fait qu’une seule bouchée d’un petit caniche à sa maman. C’est la goutte qui fait déborder le vase, la fourrière intervient et l’embarque. Peu de temps après, le petit garçon le remplace par un poisson rouge dénommé Tiburon. Mais au bout de quelques jours l’animal inoffensif devient piranha. A travers de jolies illustrations enfantines, Olivier Morel nous amène à réfléchir sur le mal et la responsabilité humaine. Il pose ouvertement la question suivante : qui du maître ou de l’animal est réellement le plus mauvais ?

L'éditeur

27/07/2008

En rouge, noir et blanc

emily.jpgEmily the Strange, Voir c’est décevoir

de Rob Reger

Seuil jeunesse, 2008

 

(par B. Longre)

 

La très gothique Emily revient dans un petit album intelligent, en rouge, noir et blanc, comme à l’accoutumée, et dont l’atmosphère forcément strange et troublante doit cependant beaucoup au thème abordé : la vision, qu’elle passe par le regard (un mécanisme complexe présenté avec cocasserie) ou les miroirs (aux reflets mouvants…), modifiée par l’ombre et/ou la lumière, par divers déplacements ou changements de perspective. Il n’y pas de trame narrative à proprement parler, seulement une succession de saynètes ponctuées d’adages qui posent d’intéressantes questions («Emily voit les yeux fermés », « l’étrangeté est dans le regard », « Exister c’est croire »…) où Emily, philosophe en herbe, se met en scène pour illustrer de diverses manières à quel point la vision subjective est forcément illusoire et fluctuante.

26/07/2008

Balades urbaines

baladesparis3.jpgDrôles de balades dans Paris
de Claude Combet et Thierry Lefèvre, illustrations Magali Le Huche

Actes Sud Junior 2008

Le Dico de Paris
Marie Vendittelli-Latombe

illustrations Lolo Wagner
De la Martinière jeunesse 2008

 (par B. Longre)

Après Destination Paris, la même équipe (Claude Combet et Thierry Lefèvre à la plume et Magali Le Huche aux crayons) récidive et propose un nouveau guide parisien à l’usage des enfants mais pas seulement… Ces « drôles de balades » donnent à voir la ville autrement, de long en large, du nord au sud, d'un quartier à l'autre, en proposant quelques incontournables, certes (la bonne vieille tour Eiffel, Notre Dame ou les Champs-Élysées) mais aussi et surtout des coins insolites ou des endroits qui ne viennent pas forcément à l’esprit quand on se demande quoi visiter d’innovant… Monuments, espaces verts (la Coulée verte du 12e ou le parc de Bercy), boutiques et musées, ponts (37 au total, pas moins), tramway, etc.

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23/07/2008

Pour ceux qui en rêvent...

merenpoemes.jpgMer en poèmes

de Michelle Daufresne

Seuil jeunesse, 2008

(par Myriam Gallot)

 

Des collages de matériaux divers peints à l’aquarelle sur un beau papier mat épais créent de changeants effets de matière et de lumière. Chaque double page illustre et définit un mot de la mer (grève, falaises, jeux de plage, oiseaux de mer, etc.), assorti d’un ou plusieurs courts poèmes marins qui correspondent au mot. Aimé Césaire, Baudelaire, Blaise Cendrars et bien d’autres – dont l’auteur elle-même - prêtent leur plume à cet album propice à l’imagination, qui compose une belle initiation au pouvoir d’évocation des mots et à la poésie. « C’est la mer pour la mer/ et pour ceux qui en rêvent » (Supervielle).

22/07/2008

Lecture en herbe

vlydie.jpg24 heures dans la vie de Théo
Virginie Lydie, ill. Yann Hamonic
Balivernes, 2008, dès 6 ans

 

(par C. Scandale)

 

24 heures dans la vie de Théo nous plonge au cœur d’une journée riche en rebondissements, où tout bascule dans sa vie. Sa maman ne va pas bien du tout. Sur le trottoir, à côté des galeries Farfouinettes, elle a posé un petit carton, à côté d’elle, à même le sol. Elle n’aurait jamais fait ça si elle n’était pas malade, mais la poudre blanche coute cher. Théo doit faire quelque chose pour la sauver. Ce petit roman réaliste traite avec sensibilité d’un sujet délicat, rarement évoqué dans des livres pour petits. Il rend compte de la souffrance d’un petit garçon face à une maman toxicomane et sans le sou. Destiné à des lecteurs en herbe, il est résolument optimiste et se clôt sur une note d’espoir. Ses jolies illustrations, son thème moderne et son écriture dynamique font de ce court roman un excellent petit objet littéraire qui ne prend pas les enfants pour des bébés.


L'éditeur

21/07/2008

Beau livre

jjeanne.jpgJean et Jeanne
Yves Pinguilly et Aurélie Blanz

Vilo jeunesse, 2008, à partir de 6 ans

 

(par Myriam Gallot)

 

Un album grand format aux superbes illustrations oniriques très colorées. Une jeune fille prisonnière d’une vilaine sorcière maléfique qui l’a transformée en oiseau. Un jeune amoureux bien décidé à la délivrer. Tels sont les ingrédients de ce bel album qui propose une adaptation d’un conte des frères Grimm (« Jorinde et Joringel »). L’histoire ne brille certes pas par son originalité, puisqu’elle suit le schéma le plus commun des contes de fées, mais les dessins pétillants, qui proposent un univers tendre et fleuri, d’un romantisme non dénué d’humour, font toute la beauté de cet album.

 
http://www.vilo-groupe.com/

19/07/2008

Chachuffit !

sustrac.jpgChut, le roi pourrait t’entendre

Didier Sustrac et Eric Puybaret

Gautier-Languereau, 2007

(par Anne-Marie Mercier)

Au pays du roi Chachuffit, il faut employer le plus possible de mots avec des « ch », sinon on est puni très cruellement. Ainsi, le roi a changé tous les mots et exerce une terrible surveillance. La maman du jeune Zouri vit dans la peur car elle zozote. Une nuit, son fils part à la recherche des animaux qui ont perdu leur nom pour prendre un peu de leur force ; il emprunte ainsi la mâchoire du loup (appelé « chien-loup »), le cou de la girafe (ou chèvre-cheminée), etc. et se transforme en monstre hybride qui va terroriser le roi et rétablir la liberté du langage. Cette fable originale dont la moitié se passe dans un univers nocturne et la totalité dans un décor étrange est superbement illustrée, dans un style rêveur qui rappelle un peu celui de Rebecca Dautremer.

Dakodak

bou3.jpgBou et les 3 Zours

Elsa Valentin et Ilya Green

Le Poisson soluble, 2008

 

(par B. Longre)

 

« L’était une fois une petite Bou qui livait dans la forest avec sa maïe et son païe.
Un jour, elle partit caminer dans la forest pour groupir des flores.
— Petite Bou, ne t’élonge pas troppe, lui dirent sa maïe et son païe.
— Dakodak, respondit Bou. »

Et ainsi de suite… Bou rencontre le piaf, le scargot, la flore mini piquinote, etc. jusqu’à la casa des zours… La trame de l’histoire, on la connaît, mais la variante imaginée par Elsa Valentin et illustrée avec humour et candeur par Ilya Green est savoureuse à souhait, dans ce langage à la fois enfantin, joueur et très savant, que l’enfant lecteur décryptera sans mal, tandis que les plus grands s’amuseront à reconnaître archaïsmes, emprunts (à l’espagnol, à l’italien, à l’anglais…), à distinguer les registres de langue et à décortiquer les néologismes polysémiques (qui rappellent par instants l’imaginaire d’un Claude Ponti), comme cette chaise «confordouillette » qui « se bricassa » sous le poids de la fillette. On ne se lasse pas de citer le texte, qui se déguste mieux s’il est lu à haute voix.

L'éditeur

18/07/2008

Puff

puff.jpgPuff le dragon

Lenny Lipton et Eric Puybaret, adaptation-traduction de Christine Beigel

 Gautier-Languereau, 2008 - à partir de 4 ans

 

(par M. Gallot)

 

« Puff the magic dragon », chanté par le groupe Peter, Paul and Mary, fut un tube dans les années 60. La chanson, écrite par Lenny Lipton et mise en musique par Peter Yarrow, raconte la relation complice entre un dragon « qui gambade dans la brume du royaume sous le vent » et un petit garçon, jusqu’à ce que ce dernier grandisse et délaisse son vieil ami, qui sombre dans la nostalgie. Cette jolie fable sur la fin de l’enfance et de l’amitié paraît aujourd’hui sous la forme d’un grand album, illustré avec talent par la peinture imaginative et émouvante d’Eric Puybaret. Ce magnifique album, tour à tour joyeux et mélancolique, ravit autant par ses personnages simples au graphisme attachant que par son rythme musical, qui lui confère une remarquable originalité.

16/07/2008

Cavalier bleu

cavalierbleu.jpgLe cavalier bleu

Philippe Lechermeier, illustré par Delphine Jacquot

Thierry Magnier, 2007

 

(par F. Mattes)

 

C’est une histoire noire et… bleue…Le bleu du « cavalier que l’on ne voit jamais mais qu’on entend passer », le cavalier qui finira sa vie en fuyant inlassablement pour semer des poursuivants. Le début est plutôt rose, un enfant est déposé devant la porte d’un roi et d’une reine qui se lamentaient de ne pouvoir avoir de fils. Les premières années sont très heureuses, ils sont tout à leur bonheur d’éduquer cet enfant tombé du ciel. Mais cela ne dure qu’un temps, le roi est rapidement exaspéré par la douceur de cet enfant dans lequel il se reconnait si peu. Il congédie donc épouse, nourrices et précepteur et décide de s’occuper lui même de l’éducation de son fils. Une éducation « à la dure » où on lui apprend la ruse du renard, la cruauté de l’aigle, l’agressivité du loup… L’enfant devenu adulte ressemble plus à une bête qu’à un humain… Il est craint de tous. A la mort de son père (heureux d’avoir façonné son fils à son image), le cavalier part à la recherche d’une épouse… mais malgré sa puissance, n’arrive pas à ses fins et finit enchaîné dans un cachot. Celle qu’il avait convoitée a pitié de lui et le libère de sa prison… Un album grand format où les illustrations prennent toute leur place et renforcent admirablement la tension sous-jacente. Une histoire un peu sombre mais fort bien écrite.

15/07/2008

Livre transformable

egehin.jpgRendez-vous

Elisa Géhin

Le poisson soluble, 2008

 

(par B. Longre)

 

Ce petit livre carré qui se présente sous la forme de pochette (forcément surprise) amusera les enfants et étonnera les plus grands. Car cette «histoire à rebondissements dépliables» et transformable au fil de la lecture (et du dépliage, donc) est-elle vraiment un livre ? Parlons plutôt de jeu narratif astucieusement conçu, qui propose un récit évolutif tant au niveau des images (dont la découverte se fait peu à peu) que du texte (sur le mode du cadavre exquis), une histoire par conséquent presque impossible à raconter, sauf pour dire qu’il y est question d’amour, de petits animaux et de quelques monstres… Une réalisation réjouissante (fournie avec le mode d’emploi…), à découvrir sans tarder.

 

http://mesjeudisamusants.over-blog.com/

L'éditeur