29.06.2009

Roman et adolescence

9782701146973.gifDes Romans pour la jeunesse ? décryptage
De Marie-Hélène Routisseau,

Belin, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Ce guide s’adresse aux étudiants ou formateurs désireux de mieux connaître la littérature de jeunesse. Dans sa volonté pédagogique, il trace dans son premier chapitre une approche de la théorie du roman qui par sa brièveté (4 p., éternelles contraintes imposées par les éditeurs) ne peut qu’être très schématique et insuffisante pour son public.  En revanche, le retour sur les catégories romanesques lui sera utile.
La seconde partie propose une analyse générique des romans pour la jeunesse avec un a priori assez contestable : les romans pour la jeunesse auraient une spécificité par rapport à ceux de la littérature générale. Pour ceux qui en doutent (comme moi) et qui à l’issue de l’argumentation n’en sont toujours pas convaincus sauf dans le domaine des « mondes » autres (« mondes de nulle part ») qui donnent lieu à des pages intéressantes, c’est une position qui reste peu solide. Les autres y trouveront de quoi moudre leur grain. Le débat est toujours intéressant et nécessaire.
La dernière partie (« point de vue sur le roman initiatique pour adolescent ») est plus précise et de ce fait remplie de choses intéressantes. Elle sera extrêmement utile à ceux qui veulent comprendre cette lecture adolescente, son importance, ses racines et ses enjeux.

28.06.2009

"Tout en haut du ciel"

tonneau volant.jpgLe tonneau volant
de Roland Fuentès, illustrations de Pauline Duhamel

Editions Rageot (collection Petit roman), 2009
A partir de 6 ans

(par Myriam Gallot)

Quel est le point commun entre une fille de tonnelier, une barrique qui ne supporte pas la mer, un petit garçon à la voix de sauterelle, une pierre de lune et une tulipe géante ? Réponse : un tonneau volant. Et oui, on est chez Roland Fuentès, qui nous emmène loin très loin là-haut, au paradis de l’imagination et du merveilleux.
Quand en plus les illustrations sont à la hauteur, gracieuses et poétiques, on n’a décidément pas envie de redescendre. Un petit roman enchanteur, pour les tout jeunes lecteurs.

http://www.rageotediteur.fr/

27.06.2009

L'amour n'a pas de lendemains

images.jpegDe la montagne et de la fin
Marina Tsvetaeva
Mise en scène de Nicolas Struve
Avec Stéphanie Schwartzbrod
Maison de la Poésie, Paris
Du 4 au 28 juin 2009

(par Nicolas Cavaillès)

Montage de lettres et de poèmes de Marina Tsvetaeva (1892-1941) autour de son histoire d’amour de quelques mois avec Constantin Rodzevitch, en 1923, De la montagne et de la fin donne à entendre le tourbillon d’une de ces passions à partir desquelles la vie antérieure ne semble plus avoir été vraiment la vie (seulement son pâle reflet), et la vie postérieure ne plus pouvoir être qu’impossible fadeur. Nicolas Struve met en scène un amour confiné dans l’espace exclusif de l’intime et débordant du désir de se déverser sur l’univers tout entier, à commencer par Prague la ténébreuse. Une passion totale, ingérable, magnifiée dans des lettres toute d’étouffement jouissif et drolatique ; une très belle partition russe, à laquelle la comédienne Stéphanie Schwartzbrod offre une diction sauvagement précise, très particulièrement juste.

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Dictionnaire spécialisé

l'abécédaire des amoureux.jpgL’abécédaire des amoureux

Sandra Poirot Cherif

Rue du Monde, 2008

 

(Par Caroline Scandale)

 

L’abécédaire des amoureux décline les mots de l’amour. Il en propose de savoureuses définitions illustrées de collages désuets. L’album, accessible aux plus jeunes, s’adresse aussi et surtout aux adultes. Subtil et léger, il effeuille la passion et ses aléas de A à Z. Jamais bêtifiant, il démontre qu’en amour nul besoin d’artifices, juste des sensations, une petite dose de manque et une bonne dose d’émotion.

24.06.2009

Entretien avec Sébastien Doubinsky, créateur du Zaporogue

LE ZAPOROGUE 6 couve.jpg(par Myriam Gallot)

Sébastien Doubinsky est écrivain et enseignant à l’université d’Aarhus, au Danemark. Français de naissance, il a passé une partie de son enfance aux Etats-Unis, et écrit aussi bien en français qu’en anglais.

Pour Sitartmag, il présente son nouveau bébé littéraire : la revue Le Zaporogue, dont le numéro 6 vient de paraître.

Qu’est-ce que le Zaporogue en quelques mots ?

C’est la prolongation naturelle, après 15 d’éclipse (!) d’un fanzine littéraire gratuit que j’avais créé à Tours au début des années 90. J’avais sorti quatre numéros à l’époque – donc la revue sous sa nouvelle forme a débuté l’hiver dernier avec le numéro cinq.

Pourquoi avoir créé cette revue ?

J’avais envie de créer un espace libre, où les écrivains, poètes, artistes et autres fainéants aient tout l’espace nécessaire pour leurs créations. Un magazine sans thèmes particuliers, sans bla-bla intellectuel ou snobinard – mais où entreraient en collision une variété de styles, de voix, de langues, pour montrer que la culture est une mosaïque, qui s’enrichit de toutes ses sources.

Je voulais aussi absolument qu’elle fût gratuite, pour montrer que la culture n’était pas une valeur marchande. À l’époque des « hits », « best-sellers » et autres arnaques, il me semblait essentiel de créer un pacte de respect fondamental avec  les écrivains et les artistes – et ce pacte ne pouvait, bien entendu, fonctionner que sans argent. Comme je le dis dans la présentation de la revue et de la maison d’édition du même nom sur sa page d’accueil Myspace (www.myspace.com/zaporogue) : « Avec moi, vous ne deviendrez pas riches, mais vous deviendrez peut-être célèbres »

Quand je vois ce qui est arrivé à mes auteurs Jerry Wilson et D. James Eldon, aujourd’hui publiés par les toutes nouvelles éditions Zanzibar, je me dis que ce n’était peut-être pas tout à fait faux…

D’où vient ce nom  « Zaporogue » ?

D’Apollinaire, tout d’abord – à cause de La Chanson du Mal-Aimé, dans laquelle se trouve reproduite la fameuse lettre où ils envoient paître le sultan de Constantinople.

Des cosaques Zaporogues eux-mêmes, pour plusieurs raisons : la lettre d’insulte au Sultan, qui symbolise pour moi la liberté et l’humour, deux valeurs absolument essentielles à mes yeux. Ensuite, parce qu’un détachement des Zaporogues a rejoint les troupes anarchistes de Makhno pendant la guerre civile russe – et que mon grand-père était anarchiste et le meilleur ami de Voline, le lieutenant de Makhno.

Tu l’animes seul ?

Comme un grand.

Tu as choisi un mode de diffusion assez original, en téléchargement gratuit ou en version imprimée payante : pourquoi ?

Parce que je pense que si on veut gagner cette guerre culturelle dans laquelle nous nageons en ce moment, il faut se servir des outils que le système capitaliste nous donne pour s’en servir contre lui. C’est ce qui s’est passé avec Myspace, c’est ce qui est en train de se passer avec Facebook -  sans parler de la crétinerie criminelle d’Hadopi.  Le téléchargement gratuit est, comme je l’ai expliqué plus haut, le moyen le plus adéquat de faire connaître des inconnus. Qui va payer, ne serait-ce qu’un euro, pour quelqu’un dont il n’a jamais entendu parler ? Vous, peut-être. Moi, peut-être – mais pas beaucoup. Au moment où j’écris ces lignes, la revue a déjà été téléchargée 121 fois…

Quant à la possibilité papier, c’est un plus – pour ceux qui, comme moi, adorent les « vrais » livres.

C’est une revue internationale, écrite en plusieurs langues, à l’image de ton propre parcours entre la France, les Etats-Unis et le Danemark ?

Oui, je suis un cosmopolite pur et je le revendique. Je crois aux mélanges étonnants, aux diasporas fertiles et aux chocs étincelants des cultures.

Quels sont tes critères pour retenir un texte ou une image ? Suis-tu une ligne éditoriale ou te fies-tu à ta subjectivité ?

Subjectivité totale. Ce qui m’attire, dans un texte ou une image, c’est soit la reconnaissable proximité avec d’autres œuvres qui me sont familières, soit la surprise totale. J’aime autant être bousculé que rassuré. Par contre, il est vrai que je veux tout de même donner une certaine image du Zaporogue, qui est celle de la qualité ou du potentiel. Je veux faire découvrir.

Sais-tu qui sont les lecteurs du Zaporogue ?

Oui et non. Je connais mes ami(e)s et les ami(e)s de mes ami(e)s, mais je ne connais pas tous les lecteurs. Mais je crois que ce sont des gens curieux, qui ont envie de découvrir autre chose, de soutenir un projet un peu fou, mais sincère. Je suis très touché par le soutien de nombreux libraires, même si quelques uns me reprochent mon choix de diffusion – ce que je comprends très bien.

Des souhaits ou des projets pour les futurs numéros du Zaporogue ?

Oui, j’ai surtout un regret : que le Zaporogue soit si blanc. Certes, il est d’un beau blanc, plein de talent, mais j’aimerais vraiment qu’il se bariole et que des écrivains ou des artistes d’autres origines que le Grand Occident me rejoignent. Dans le dernier numéro, j’ai deux écrivains du continent Indien. C’est un début, mais vraiment un tout petit début. Le Zaporogue est un métèque, ne l’oublions pas. Il aime, par conséquent, la métèquerie culturelle.

 

Site du Zaporogue: http://lezaporogue.hautetfort.com/

Au sommaire du numéro 6, poésie, nouvelles, illustrations, créations, etc.

JERRY WILSON – THIBAULT DE VIVIES – ANDRÉ ROBÈR – CATHY YTAK TABISH KHAIR – MÉTIE NAVAJO – DÉBORAH REVERDY VS ENTORTILLÉE STEPAN UEDING – LIONEL OSZTEAN – LUC BARANGER – DANIEL LABEDAN – JEFF SYLVA – ALEX SCHREIBER – JONAS LAUTROP – JEAN-FRANÇOIS MARIOTTI ANNE-SYLVIE SALZMAN MARC BRUNIER MESTAS – JOHANNES HØIE –YANNIS LIVADAS – BLANDINE LONGRE – ERIC BEAUNIE – CELINA OSUNA – FRANÇOIS BONNEAU – SOFIUL AZAM – MYRIAM GALLOT – OLE WESENBERG NIELSEN – CHRIS ROBERTS – OLGA ZERI.

Le Visage Vert en cause ici http://www.zulma.fr/visagevert/?p=170

 

 

L'inquiétante silhouette de Géraldine Bouvier

40067879.jpgEt que morts s’ensuivent
Marc Villemain

Editions du Seuil, 2009
Grand Prix de la SGDL 2009

 

(par Jean-Pierre Longre)

 

C’est à la fois morbide et drôle, satirique et tendre, terrifiant et attachant. Onze nouvelles, onze héros (ou anti-héros) condamnés à toutes sortes de morts, selon des progressions différentes mais implacables, jusqu’à l’« Exposition des corps », sorte d’appendice pseudo réaliste résumant la biographie de chacun. Parmi eux, soit dit en passant, un certain Matthieu Vilmin, dont la minutieuse description de la souffrance ne peut résulter que de l’expérience personnelle d’un certain Marc Villemain ; une certaine M.D., aussi, écrivain de son état, dont les histoires « se finissent toujours mal ». Le double de l’auteur n’est jamais loin…

La diversité des noms, des situations, des conditions sociales est contrebalancée non seulement par l’unité des destinées ultimes, mais encore par la présence constante, notoire ou discrète, d’une dame Géraldine Bouvier, témoin impavide ou actrice décisive, dont la silhouette se glisse dans les récits comme celle d’Hitchcock dans ses films. Fil conducteur comme l’est la mort, bourreau involontaire ou juge sans indulgence, Géraldine Bouvier ne laisse pas d’intriguer voire d’apeurer, par sa présence à la fois unique et multiple.

Et que morts s’ensuivent se lit délicieusement au second degré, et c’est bien ainsi. Chaque détail biographique, chaque remarque ironique ou sarcastique, chaque procédé narratif est pesé au gramme près pour le plaisir masochiste, la délectation mortifère du lecteur. Le Grand Prix de la nouvelle, attribué récemment par la Société des Gens de Lettres à l’auteur pour son recueil, est mérité.

www.editionsduseuil.fr

www.marc-villemain.net

22.06.2009

Cassandre et la furie

435px-Cassandra_prophecies_MAR_Naples.jpgCassandre
Monodrame pour comédienne, ensemble et électronique
Michael Jarrell
Mise en scène de Georges Lavaudant
Livret d’après Christa Wolf
Avec Astrid Bas
Nuits de Fourvière, 13 juin 2009

(par Nicolas Cavaillès)

Statique et violente, Cassandre, vêtue de noir, clame et crie le sombre destin qui fut le sien – prédire l’avenir et ne pas être crue, connaître par avance les drames des Troyens et les voir survenir, impuissante, cantonnée dans son rôle de spectatrice trop savante pour ne pas être qualifiée de folle – âme tacite de la tragédie, conscience aphone et criante. Mis en scène par Georges Lavaudant avec une sobriété peut-être trop stylisée, sur une musique de Michael Jarrell (ensemble dirigé par Susanna Mälkki), le texte véhément de Christa Wolf que déclame la puissante Astrid Bas dans une diction rythmée, soucieuse et insistante, reconstitue l’enfance de la prophétesse, et les cruelles heures qui précédèrent la Guerre de Troie, et le cauchemar de cette même Guerre. Tout avait beau avoir déjà eu lieu pour Cassandre, dans ses tourments visionnaires, tout n’en aurait pas moins lieu. Face à quoi, Cassandre se tient, ici, excédée, statique et violente – elle que l’on imaginait pourtant faible, à jamais fragilisée, tristement lucide, jusque dans son amour. Elle qui, au cœur des catastrophes troyennes, fait figure de blanche innocente, tremblotante et compatissante, on lui prête ici une grave furie, plutôt digne de Médée, une furie de battante, d’héroïne : la douce beauté de Cassandre ne tient-elle pourtant pas justement à sa distance, dramatique, divine, à sa volonté pure et vaine d’éviter le déchaînement des furies ?

16.06.2009

Sous-bois contre la morbidité

boala_familiei_m_008.sized.jpgLa Maladie de la famille M
Fausto Paravidino

Mise en scène de Radu Afrim
Théâtre de l’Odéon
Du 11 au 21 juin 2009


(par Nicolas Cavaillès)

Porté par le grand succès que rencontre à travers l’Europe (et après Avignon 2008) sa mise en scène de Mansarde à Paris avec vue sur la mort (de Matéi Visniec), Radu Afrim, petit prodige de la scène théâtrale roumaine, débarque à l’Odéon pour La Maladie de la famille M, pièce du jeune écrivain italien Fausto Paravidino. Trois enfants, deux filles et un fils, que leur mère a laissés avec un père tout sale et tout gaga, trois jeunes en mal d’amour et de mesure, pour une tragédie morbide moderne sans, hélas, grand relief. Quoique les comédiens jouant les enfants soient excellents (Claudia Ieremia, Malina Manovici, Eugen Jebeleanu), et malgré toute l’inventivité, malgré tout le dynamisme qui caractérisent Radu Afrim (et notamment son goût pour le mouvement permanent, comme pour la danse), on peine à trouver au texte une unité et une nécessité réelles. Reste que ce spectacle pallie l’absence d’originalité de son sujet en proposant un décor (dû à Velica Panduru) d’une rare beauté, dont on ne saurait se lasser – de multiples arbustes sans feuilles dans une maison à l’abandon, comme une forêt pourvue d’une cuisine, d’un lit, d’une baignoire, maison sauvage et forêt vieilllie, finissante, dans l’orange-feu d’un automne psychique.

12.06.2009

Et si...

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Ceux qui sauront
de Pierre Bordage
Flammarion (Ukronie), 2008

Divergences 001 (Anthologie)
Flammarion (Ukronie), 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Les éditions Flammarion ont lancé fin 2008 une nouvelle collection de romans de SF destinées aux ados, Ukronie. Une « uchronie », c’est un récit qui imagine une bifurcation dans l’Histoire : un événement n’a pas eu lieu, ou s’est produit autrement ; le cours des événements que nous a transmis l’Histoire en a été changé : l’invincible Armada n’a pas sombré, Pizarre a été chassé d’Amérique avant de pouvoir détruire des empires, Hitler a gagné la guerre, etc. C’est un thème qui connaît aujourd’hui une nouvelle faveur (voir Et si on refaisait l'histoire ? de Anthony Rowley  et Fabrice d' Almeida).
L’un des ouvrages, Divergences 001, est une anthologie. Les textes, de M. Pagel, F. Colin, L. Généfort, J. Héliot, X. Mauméjan, P. Pelot, J.M. Ligny, P. Mc Auley R. Wagner et E. Henriet, sont souvent ingénieux, parfois prenants, mais l’ensemble ne convainc pas : il semble que le genre de l’uchronie s’accommode mal de la forme brève. Faute de pouvoir inventer un univers avec toutes les conséquences matérielles, intellectuelles, esthétiques, politiques, religieuses, qui auraient découlé d’une autre histoire, les plus réussis des textes sont des nouvelles réussies, mais pas des uchronies frappantes.

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11.06.2009

OVNI littéraire!

Le_testament_de_Stone.jpgLe Testament de Stone
Par Celia Rees

Seuil, 2008

(par Anne-Marie Mercier)

Rarement la lecture d’un roman classé « jeunesse » aura été aussi surprenante pour moi.
Tout d’abord, l’histoire, après un prologue assez déconcertant, commence de façon lisible, intéressante même, avec l’aventure de Zillah, évadée d’un genre d’affaire du Temple solaire et poursuivie par un genre de moine fou (l’Avocat). Ca décroche avec une organisation en chapitres qui changent de points de vue et portent sur des intrigues qui ont un rapport lâche ou inexistant a priori avec Zillah. Parfois c’est celui de l’Avocat, parfois celui d’un garçon des rues et son ami clochard, puis avec Adam, un jeune homme hospitalisé au même endroit que le clochard (qui se révèle être son père, disparu depuis toujours). On change de niveau avec la lecture des lettres de Stone et de ses divers correspondants, écrites au début du XXe siècle et pleine de choses bizarres. Stone a pour prénom Brice Ambrose – les amateurs auront reconnu Ambrose Bierce, l’auteur du Dictionnaire du diable, c’est normal. Zillah et l’Avocat refond de temps en temps surface, on se dit c’est un peu compliqué, on se demande si on suit bien, si on a tout compris, on sait que non. Vous me suivez ?

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