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03/11/2008

Territoires du deuil

rien que l'arctique.jpgRien que l’Arctique

Hanne Ørstavik
traduit du norvégien par Terje Sinding

illustrations de Pierre Duba

Six pieds sous terre, 2008

 

(par Myriam Gallot) 

 

Pendant le solstice d’été 2004, des artistes français et norvégiens furent réunis par le centre culturel français d’Oslo à l’archipel du Svalbard (à 500km à l’Est du Groenland). Au cours de ce séjour, l'écrivaine norvégienne Hanne Ørstavik et le dessinateur Pierre Duba – connu en particulier dans le milieu de la bande dessinée - travaillent ensemble. Dans la froidure nordique et ses lumières barrées de noir naît un livre singulier, « Rien que l’Arctique ».


« Une explosion a eu lieu dans les mines en 1961 », le père de la narratrice, encore enfant, est au nombre des victimes et perd la vie. Plus tard, elle vient elle aussi travailler dans les mines du grand nord, où grandissent ses propres enfants. Impressions, souvenirs, sensations se font tour à tour mots et images, lignes brisées, traumatisme.

 

« Voilà ce que c’est : les lignes, la lumière, le fjord, la montagne, le froid. » En l'absence de contours, peinture, dessin, photographie, récit autobiographique, poème, les genres s’entremêlent dans cette œuvre évocatrice nimbée de deuil, située là où « ça ne disparaît pas. » Un très bel exemple de dialogue entre les arts littéraire et graphique, au-delà des frontières.

 

rien que l'arctique 2.jpg  l’éditeur : http://www.pastis.org/jade/

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