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10/03/2008

Grandir, c’est renoncer

ailes contrebasse.jpgLes ailes de la contrebasse

Hervé Mestron

Syros (tempo +), 2008

A partir de 12 ans

 

(par Myriam Gallot)

 

Il n’est pas facile d’avoir 13 ans et de quitter son moi enfant, surtout quand l’adolescence vous surprend au saut du lit. Evans, le personnage d’Hervé Mestron découvre du jour au lendemain cette dure réalité : son doudou disparaît et ses parents lui offrent un nécessaire à rasage pour son anniversaire. Quand en plus son professeur de contrebasse lui demande d’abandonner sa chère « Denise » pour un nouvel instrument plus adapté à sa taille, c’en est trop et Evans ne sait comment gérer autant de bouleversements simultanés.


Grandir, c’est renoncer, nous raconte cet attachant roman. Ce que découvrira Evans, c’est aussi que ce sont ces renoncements qui lui permettront de devenir progressivement un homme, et de trouver le petit supplément d’âme qui lui manquait pour être un bon musicien. Il comprendra que la tentation de trouver refuge dans l’enfance est vaine, et qu’il faut accepter de changer, aussi déstabilisant que cela soit.

 

Hervé Mestron donne avec ce roman une vision très positive de l’évolution vers l’adolescence et dépeint avec subtilité les troubles de la fin de l’enfance, quand l’esprit ne suit pas tout à fait le corps, et met plus de temps à s’adapter, à s’accorder. Sa vision n’est pas sans rappeler le livre de Françoise Dolto, « Paroles pour adolescents ou le complexe du homard », qui décrit cette mue magique et angoissante où il faut se résoudre à perdre sans savoir encore ce que l’on va gagner en échange.

 

http://www.syros.fr

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