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Métamorphoses poétiques

L59240.jpgFleur bleue
Flynn Maria Bergmann
Navarino Editions, 2008

(par Jean-Pierre Longre)

Si l’écriture est une recherche, il semble que pour Flynn Maria Bergmann, comme pour Novalis dans Heinrich von Ofterdingen ou pour Raymond Queneau dans plusieurs de ses romans, ce soit la recherche d’un idéal que tous trois (et accessoirement quelques autres) nomment « fleur bleue ». Et si écrire veut dire quelque chose (car « avant le verbe », le signe, le singe et l’herbe il y avait « l’eau » qui « ne voulait rien dire »), il semble que ce soit ce que les poètes ont toujours voulu exprimer, mais avec des mots, des vers, des phrases, des strophes bien à eux.

Dans Fleur bleue, on rencontre les souvenirs de la vie, la vie des souvenirs, on assiste à des scènes de l’existence quotidienne, à des séquences de films et de rêves, on déchiffre des thèmes artistiques (la peinture, la musique, la poésie, les processus de création), philosophiques (l’amour, la mort, la révolte), matériels (les objets, leur utilité et leur laideur). Mais toujours, le cheminement est celui d’une métamorphose : l’alchimie des mots et de leur agencement transforme toute chose en or, en « fleur bleue ».
Prose ou vers, les textes de Flynn Maria Bergmann, souvent proches de l’humour, illustrent parfaitement la conclusion de l’un d’entre eux : «Evidemment que la forme importe plus que le contenu ».

L'auteur

http://www.navarino.ch

 

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