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Blanc d'hôpital

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Fin décembre
Marianne Ratier
Carabas, mars 2008

(par Madeline Roth)

C’est le blanc qui surprend. Comme un blanc d’hôpital. Quel âge a cette petite fille qui raconte la maladie de sa mère ? Le récit débute il y a trois ans, en vacances, lorsque les premières douleurs se font ressentir. Marianne Ratier raconte ensuite le cancer, avec les traitements, les périodes de rémission, les rechutes. Et puis la mort, et l’après. « Je viens de perdre mes fondations ».

Récit graphique, journal intime dessiné, l’émotion naît le plus souvent du dépouillement avec lequel Marianne Ratier approche la mort. Le dessin est minimal, radical. Deux doubles pages peintes en noir au milieu du récit, mais tout le reste en blanc, croquis, dessins d’une enfant sans âge qui triture au crayon l’invasion du cancer dans le corps maternel.

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