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  • A travers le regard d’Aung Kyaw Kyaw

    dcytryn.jpgL’enfant et le buffle

    Muriel Carminati et Daniela Cytryn

    Le Sorbier, coll. « Les Ethniques », en partenariat avec Amnesty International, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Après une collaboration avec Jocelyne Sauvard pour Aïssata et Tatihou, Daniela Cytryn illustre avec un même soin un nouvel album aux éditions du Sorbier, dans une collection qui prône l’ouverture sur le monde en proposant des récits qui sensibilisent le lecteur à des situations ou des événements qui ne lui sont pas toujours familiers. Un pays africain en guerre pour Aïssata et Tatihou, la Birmanie pour Cet Enfant et le buffle, un pays où il ne fait pas bon vivre si l’on tient compte du mépris des dirigeants pour la population qu’ils maltraitent, emprisonnent ou laissent mourir. La Birmanie, que l’on découvre à travers le regard d’Aung Kyaw Kyaw, jeune garçon très attaché au buffle que son père a pourtant décidé de vendre. Il s’enfuit, part à la recherche de l’animal et revient bredouille pour trouver son village vidé de ses habitants, «réquisitionnés» pour construire une route. Au-delà de la difficulté de vivre sous un régime dictatorial évoquée ici, une certaine plénitude préside malgré tout à l’ensemble, peut-être discernable dans l’attitude résignée des adultes, que l’auteure ne se permet pas de juger, et dans la beauté des images.

     

    Daniela Cytryn

     

    Amnesty International

  • Rose et Valentin Brû

    vbru.jpgAu feu les pompiers j’ai le cœur qui brûle

    Christine Beigel et Élise Mansot

    Gautier-Languereau, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Quand Rose, une sage vieille dame, aperçoit Isidore Valentin Brû, pompier de son état, dans le poste de télévision, c’est le coup de foudre. Comment rencontrer ce héros ? Rose n’hésite pas une seconde et, prétextant avoir perdu son chat, appelle les pompiers… Isidore intervient mais semble plutôt intimidé et ému par cette dame qui a demandé à ce que ce soit lui et pas un autre qui vienne lui porter secours. Quand il s’en va, Rose se met à l’attendre… vainement, semble-t-il.

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  • Gare aux morsures

    molosse.jpgMolosse

    Olivier Morel

    Ed. courtes et longues, 2007

     dès 3 ans

     

    (par C. Scandale)

     

    Molosse, le chien de Jojo, porte bien son nom. Sous le regard amusé de son maître, il terrorise les matous et les enfants, défèque sur les pâtés de sable et pourchasse le facteur… Puis un jour Molosse ne fait qu’une seule bouchée d’un petit caniche à sa maman. C’est la goutte qui fait déborder le vase, la fourrière intervient et l’embarque. Peu de temps après, le petit garçon le remplace par un poisson rouge dénommé Tiburon. Mais au bout de quelques jours l’animal inoffensif devient piranha. A travers de jolies illustrations enfantines, Olivier Morel nous amène à réfléchir sur le mal et la responsabilité humaine. Il pose ouvertement la question suivante : qui du maître ou de l’animal est réellement le plus mauvais ?

    L'éditeur

  • En rouge, noir et blanc

    emily.jpgEmily the Strange, Voir c’est décevoir

    de Rob Reger

    Seuil jeunesse, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    La très gothique Emily revient dans un petit album intelligent, en rouge, noir et blanc, comme à l’accoutumée, et dont l’atmosphère forcément strange et troublante doit cependant beaucoup au thème abordé : la vision, qu’elle passe par le regard (un mécanisme complexe présenté avec cocasserie) ou les miroirs (aux reflets mouvants…), modifiée par l’ombre et/ou la lumière, par divers déplacements ou changements de perspective. Il n’y pas de trame narrative à proprement parler, seulement une succession de saynètes ponctuées d’adages qui posent d’intéressantes questions («Emily voit les yeux fermés », « l’étrangeté est dans le regard », « Exister c’est croire »…) où Emily, philosophe en herbe, se met en scène pour illustrer de diverses manières à quel point la vision subjective est forcément illusoire et fluctuante.

  • Balades urbaines

    baladesparis3.jpgDrôles de balades dans Paris
    de Claude Combet et Thierry Lefèvre, illustrations Magali Le Huche

    Actes Sud Junior 2008

    Le Dico de Paris
    Marie Vendittelli-Latombe

    illustrations Lolo Wagner
    De la Martinière jeunesse 2008

     (par B. Longre)

    Après Destination Paris, la même équipe (Claude Combet et Thierry Lefèvre à la plume et Magali Le Huche aux crayons) récidive et propose un nouveau guide parisien à l’usage des enfants mais pas seulement… Ces « drôles de balades » donnent à voir la ville autrement, de long en large, du nord au sud, d'un quartier à l'autre, en proposant quelques incontournables, certes (la bonne vieille tour Eiffel, Notre Dame ou les Champs-Élysées) mais aussi et surtout des coins insolites ou des endroits qui ne viennent pas forcément à l’esprit quand on se demande quoi visiter d’innovant… Monuments, espaces verts (la Coulée verte du 12e ou le parc de Bercy), boutiques et musées, ponts (37 au total, pas moins), tramway, etc.

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  • Vampires

    carmilla2.jpgCarmilla
    Sofia Terzo

    traduit de l’italien par Catherine Siné
    Vertige Graphic, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Directement inspiré du roman du même nom de Joseph Sheridan Le Fanu, publié en 1872 (texte qui aurait en partie inspiré son Dracula à Bram Stoker), l’adaptation bédéesque de Sofia Terzo ne manquera pas d’éveiller la curiosité des amateurs de «oupirs» (ou «vampires»), tout en interpellant ceux qui apprécient généralement le travail de Milo Manara - tant le trait de l’auteure s’apparente à celui du précédent. Tous les ingrédients de la littérature vampirique (dévoration, fascination et répulsion mêlées, transgression, immortalité, etc.) sont là, qui seront maintes fois exploités par des écrivains en mal d’inspiration, et le texte de Sheridan Le Fanu, déjà subversif (dans son évocation de désirs lesbiens et dans l’accent mis sur une héroïne puissante, maléfique et déterminée), est ici interprété avec finesse, même si Sofia Terzo amplifie la thématique sexuelle et se concentre avant tout sur la relation que Carmilla la brune entretient avec une douce jeune fille, une oie blanche dont l’inquiétude va grandissant, face à cette « amie » si atypique. Une réalisation soignée qui incitera, on l’espère, à se pencher sur le texte original.

  • Pour ceux qui en rêvent...

    merenpoemes.jpgMer en poèmes

    de Michelle Daufresne

    Seuil jeunesse, 2008

    (par Myriam Gallot)

     

    Des collages de matériaux divers peints à l’aquarelle sur un beau papier mat épais créent de changeants effets de matière et de lumière. Chaque double page illustre et définit un mot de la mer (grève, falaises, jeux de plage, oiseaux de mer, etc.), assorti d’un ou plusieurs courts poèmes marins qui correspondent au mot. Aimé Césaire, Baudelaire, Blaise Cendrars et bien d’autres – dont l’auteur elle-même - prêtent leur plume à cet album propice à l’imagination, qui compose une belle initiation au pouvoir d’évocation des mots et à la poésie. « C’est la mer pour la mer/ et pour ceux qui en rêvent » (Supervielle).

  • Lecture en herbe

    vlydie.jpg24 heures dans la vie de Théo
    Virginie Lydie, ill. Yann Hamonic
    Balivernes, 2008, dès 6 ans

     

    (par C. Scandale)

     

    24 heures dans la vie de Théo nous plonge au cœur d’une journée riche en rebondissements, où tout bascule dans sa vie. Sa maman ne va pas bien du tout. Sur le trottoir, à côté des galeries Farfouinettes, elle a posé un petit carton, à côté d’elle, à même le sol. Elle n’aurait jamais fait ça si elle n’était pas malade, mais la poudre blanche coute cher. Théo doit faire quelque chose pour la sauver. Ce petit roman réaliste traite avec sensibilité d’un sujet délicat, rarement évoqué dans des livres pour petits. Il rend compte de la souffrance d’un petit garçon face à une maman toxicomane et sans le sou. Destiné à des lecteurs en herbe, il est résolument optimiste et se clôt sur une note d’espoir. Ses jolies illustrations, son thème moderne et son écriture dynamique font de ce court roman un excellent petit objet littéraire qui ne prend pas les enfants pour des bébés.


    L'éditeur

  • Beau livre

    jjeanne.jpgJean et Jeanne
    Yves Pinguilly et Aurélie Blanz

    Vilo jeunesse, 2008, à partir de 6 ans

     

    (par Myriam Gallot)

     

    Un album grand format aux superbes illustrations oniriques très colorées. Une jeune fille prisonnière d’une vilaine sorcière maléfique qui l’a transformée en oiseau. Un jeune amoureux bien décidé à la délivrer. Tels sont les ingrédients de ce bel album qui propose une adaptation d’un conte des frères Grimm (« Jorinde et Joringel »). L’histoire ne brille certes pas par son originalité, puisqu’elle suit le schéma le plus commun des contes de fées, mais les dessins pétillants, qui proposent un univers tendre et fleuri, d’un romantisme non dénué d’humour, font toute la beauté de cet album.

     
    http://www.vilo-groupe.com/

  • La Grèce, toujours

    ccogne.jpgToute une nuit au Pirée

    Christian Cogné

     L’Age d’Homme, 2008

     

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    Une femme étrange veut retrouver « l’homme qui voulait devenir écrivain », et dans ce but engage un détective qui doit aller le rechercher jusqu’en Grèce. Que lui veut-elle ? Elle l’attend, rien de plus. Simultanément, l’écrivain tente de rattraper le temps perdu en déroulant cinq nouvelles réunies par quelques fils conducteurs communs : le mystère, la tonalité fantastique, la Grèce, toujours, à un moment ou à un autre. Par-dessus tout, comme l’ombre de la mort, comme un fatal avertissement, plane le vol d’animaux fabuleux, « oiseau non identifié » ou papillons énigmatiques… Mise en abyme de la création littéraire, Toute une nuit au Pirée est aussi une plongée dans les secrets insondables de la destinée humaine.

  • Chachuffit !

    sustrac.jpgChut, le roi pourrait t’entendre

    Didier Sustrac et Eric Puybaret

    Gautier-Languereau, 2007

    (par Anne-Marie Mercier)

    Au pays du roi Chachuffit, il faut employer le plus possible de mots avec des « ch », sinon on est puni très cruellement. Ainsi, le roi a changé tous les mots et exerce une terrible surveillance. La maman du jeune Zouri vit dans la peur car elle zozote. Une nuit, son fils part à la recherche des animaux qui ont perdu leur nom pour prendre un peu de leur force ; il emprunte ainsi la mâchoire du loup (appelé « chien-loup »), le cou de la girafe (ou chèvre-cheminée), etc. et se transforme en monstre hybride qui va terroriser le roi et rétablir la liberté du langage. Cette fable originale dont la moitié se passe dans un univers nocturne et la totalité dans un décor étrange est superbement illustrée, dans un style rêveur qui rappelle un peu celui de Rebecca Dautremer.

  • Dakodak

    bou3.jpgBou et les 3 Zours

    Elsa Valentin et Ilya Green

    Le Poisson soluble, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    « L’était une fois une petite Bou qui livait dans la forest avec sa maïe et son païe.
    Un jour, elle partit caminer dans la forest pour groupir des flores.
    — Petite Bou, ne t’élonge pas troppe, lui dirent sa maïe et son païe.
    — Dakodak, respondit Bou. »

    Et ainsi de suite… Bou rencontre le piaf, le scargot, la flore mini piquinote, etc. jusqu’à la casa des zours… La trame de l’histoire, on la connaît, mais la variante imaginée par Elsa Valentin et illustrée avec humour et candeur par Ilya Green est savoureuse à souhait, dans ce langage à la fois enfantin, joueur et très savant, que l’enfant lecteur décryptera sans mal, tandis que les plus grands s’amuseront à reconnaître archaïsmes, emprunts (à l’espagnol, à l’italien, à l’anglais…), à distinguer les registres de langue et à décortiquer les néologismes polysémiques (qui rappellent par instants l’imaginaire d’un Claude Ponti), comme cette chaise «confordouillette » qui « se bricassa » sous le poids de la fillette. On ne se lasse pas de citer le texte, qui se déguste mieux s’il est lu à haute voix.

    L'éditeur

  • Kaléidoscope

    ptesta3.jpgFar West / Extrême-Orient
    Philippe Testa

    éditions Navarino

     

    (par B. Longre)

     

    « Les aéroports sont des sas d’accès au monde, les points de départ des routes aériennes. C’est là que le voyage commence et que l’attention s’éveille. »

    Ces quelques mots ouvrent un carnet de voyage atypique et fragmenté, des USA au Vietnam en passant par le Japon, mais les saynètes à la fois dépaysantes et triviales qui le composent pourraient se dérouler, semble-t-il, dans une multitude d’endroits différents. L’auteur s’empare ici d’un matériau vivant (on rencontre en effet peu de passages sans présence humaine en leur centre) mais la plupart du temps, il s’efface devant les scènes décrites sur un ton laconique, minutieusement, cédant la place aux personnages, à des parcelles d’humanité qui, accumulées, forment un kaléidoscope déroutant et d’une grande justesse, des instantanés de la banalité ordinaire qui ne durent parfois que quelques secondes et possèdent une qualité quasiment cinématographique.

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  • Puff

    puff.jpgPuff le dragon

    Lenny Lipton et Eric Puybaret, adaptation-traduction de Christine Beigel

     Gautier-Languereau, 2008 - à partir de 4 ans

     

    (par M. Gallot)

     

    « Puff the magic dragon », chanté par le groupe Peter, Paul and Mary, fut un tube dans les années 60. La chanson, écrite par Lenny Lipton et mise en musique par Peter Yarrow, raconte la relation complice entre un dragon « qui gambade dans la brume du royaume sous le vent » et un petit garçon, jusqu’à ce que ce dernier grandisse et délaisse son vieil ami, qui sombre dans la nostalgie. Cette jolie fable sur la fin de l’enfance et de l’amitié paraît aujourd’hui sous la forme d’un grand album, illustré avec talent par la peinture imaginative et émouvante d’Eric Puybaret. Ce magnifique album, tour à tour joyeux et mélancolique, ravit autant par ses personnages simples au graphisme attachant que par son rythme musical, qui lui confère une remarquable originalité.

  • Cavalier bleu

    cavalierbleu.jpgLe cavalier bleu

    Philippe Lechermeier, illustré par Delphine Jacquot

    Thierry Magnier, 2007

     

    (par F. Mattes)

     

    C’est une histoire noire et… bleue…Le bleu du « cavalier que l’on ne voit jamais mais qu’on entend passer », le cavalier qui finira sa vie en fuyant inlassablement pour semer des poursuivants. Le début est plutôt rose, un enfant est déposé devant la porte d’un roi et d’une reine qui se lamentaient de ne pouvoir avoir de fils. Les premières années sont très heureuses, ils sont tout à leur bonheur d’éduquer cet enfant tombé du ciel. Mais cela ne dure qu’un temps, le roi est rapidement exaspéré par la douceur de cet enfant dans lequel il se reconnait si peu. Il congédie donc épouse, nourrices et précepteur et décide de s’occuper lui même de l’éducation de son fils. Une éducation « à la dure » où on lui apprend la ruse du renard, la cruauté de l’aigle, l’agressivité du loup… L’enfant devenu adulte ressemble plus à une bête qu’à un humain… Il est craint de tous. A la mort de son père (heureux d’avoir façonné son fils à son image), le cavalier part à la recherche d’une épouse… mais malgré sa puissance, n’arrive pas à ses fins et finit enchaîné dans un cachot. Celle qu’il avait convoitée a pitié de lui et le libère de sa prison… Un album grand format où les illustrations prennent toute leur place et renforcent admirablement la tension sous-jacente. Une histoire un peu sombre mais fort bien écrite.

  • Livre transformable

    egehin.jpgRendez-vous

    Elisa Géhin

    Le poisson soluble, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Ce petit livre carré qui se présente sous la forme de pochette (forcément surprise) amusera les enfants et étonnera les plus grands. Car cette «histoire à rebondissements dépliables» et transformable au fil de la lecture (et du dépliage, donc) est-elle vraiment un livre ? Parlons plutôt de jeu narratif astucieusement conçu, qui propose un récit évolutif tant au niveau des images (dont la découverte se fait peu à peu) que du texte (sur le mode du cadavre exquis), une histoire par conséquent presque impossible à raconter, sauf pour dire qu’il y est question d’amour, de petits animaux et de quelques monstres… Une réalisation réjouissante (fournie avec le mode d’emploi…), à découvrir sans tarder.

     

    http://mesjeudisamusants.over-blog.com/

    L'éditeur

  • Le quai Branly en jeunesse

    askelaad3.jpgAskelaad et l’ours blanc aux yeux bleus
    Anne Archambault et Xavier Besse

    Editions RMN, 2008

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    L’histoire n’a rien de très original, tout en étant parfaite à bien des égards car elle réunit de nombreux ingrédients clefs de la littérature de jeunesse : un orphelin rejeté, un vieux sage qui le guide, un peu de magie, la rencontre d’un animal-totem, le retour triomphal dans la tribu.
    Mais tout cela se passe dans le cadre de la civilisation Inuit et l’album propose à chaque double page (ou presque) une petite photo d’un objet important et beau de cette culture, lié à l’étape de l’histoire : traîneau, harpon, herminette…

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  • Sibérie fantasmée

    babayaga.jpgBabayaga

    Taï-Marc Le Than, ill. Rebecca Dautremer

    Gauthier-Languereau, Les petits Gautier, 2008, dès 4 ans

     

    (par C. Scandale)

    On retrouve dans ce conte deux figures emblématiques de l’imaginaire féminin diabolique, la méchante sorcière et l’odieuse marâtre. Babayaga est l’incarnation russe de la dévoreuse d’enfants. L’adaptation par Taï-Marc le Thanh, illustrée par Rébecca Dautremer, rend parfaitement compte de l’atmosphère froide et rustre des confins d’une Sibérie fantasmée. Babayaga n’a qu’une seule dent. Et c’est probablement ce qui l’a rendue si méchante. Ogresse par vocation, elle n’a de passion que pour la dégustation de petits enfants bien dodus et bien gras. Le jour où la vieille femme n’a plus rien à se mettre sous la dent, elle s’adresse à sa sœur Cacayaga pour lui trouver de la chair fraîche. Cette dernière devenue marâtre de la petite Miette l’envoie mielleusement chercher du fils et une aiguille à coudre chez sa sœur, la méchante ogresse. Comment s’en sortir quand on est une fillette haute comme trois pommes et qu’on se retrouve coincée dans l’antre de Babayaga ? S’ensuit une angoissante fuite. Pleine d’ingéniosité et de courage la petite fille se débrouille plutôt bien pour retrouver sa liberté…

  • Aux publicitaires

    ccodes.jpgCulture codes
    comment déchiffrer les rites de la vie quotidienne à travers le monde

    Clotaire Rapaille
    JC Lattès, 2008

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Ce livre qui promet comme beaucoup d’autres de changer votre vie et de vous faire connaître le secret des choses est bien trompeur, tant par son ambition que par son titre : plus que de connaître la culture des peuples, il s’agit de montrer comment les manipuler et vendre aux uns et aux autres en s’adaptant à leur culture et en tablant sur les émotions plus que sur la raison, (seul moyen d’être efficace). Du café aux japonais, une voiture aux américains ou aux allemands… Les méthodes pour dégager les « codes » d’une culture, aussi simplistes soient-ils ne manquent cependant pas d’intérêt. A conseiller aux publicitaires internationaux en mal d’inspiration.

  • Cuisiner, voyager

    luisa.jpgLe maïs de Luisa

    Sophie Cottin et Amandine Piu

    Petit à petit, 2008

     

    (par B. Longre)

     

    Dans la collection « Marmitontaine et Tonton » des éditions petit à petit, on trouve Les pâtes de Francesca (Viva la pasta !), Le riz de Ly (Faisons danser les grains de riz !) et ce dernier album, qui nous emmène, après l’Italie et le Vietnam, au Mexique ; là, une jeune guide, Luisa, propose plusieurs plats relativement faciles à réaliser et pour la plupart savoureux - comme les fajitas au bœuf, le cocktail de poisson crus marinés, ou encore le riz à la mexicaine. Mais plus qu’un simple manuel gastronomique énumérant les recettes, ce livre aux illustrations foisonnantes et bigarrées est aussi prétexte à faire voyager le lecteur, qui découvre un peuple (détails historiques, du quotidien, des cartes, quelques mots d’espagnol ponctuent l’ensemble…) par le biais de sa cuisine, dont le maïs, « cadeau des dieux » pour les mayas, est la base. Un joli album à ranger dans la cuisine, forcément.

    L'éditeur