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Sibérie fantasmée

babayaga.jpgBabayaga

Taï-Marc Le Than, ill. Rebecca Dautremer

Gauthier-Languereau, Les petits Gautier, 2008, dès 4 ans

 

(par C. Scandale)

On retrouve dans ce conte deux figures emblématiques de l’imaginaire féminin diabolique, la méchante sorcière et l’odieuse marâtre. Babayaga est l’incarnation russe de la dévoreuse d’enfants. L’adaptation par Taï-Marc le Thanh, illustrée par Rébecca Dautremer, rend parfaitement compte de l’atmosphère froide et rustre des confins d’une Sibérie fantasmée. Babayaga n’a qu’une seule dent. Et c’est probablement ce qui l’a rendue si méchante. Ogresse par vocation, elle n’a de passion que pour la dégustation de petits enfants bien dodus et bien gras. Le jour où la vieille femme n’a plus rien à se mettre sous la dent, elle s’adresse à sa sœur Cacayaga pour lui trouver de la chair fraîche. Cette dernière devenue marâtre de la petite Miette l’envoie mielleusement chercher du fils et une aiguille à coudre chez sa sœur, la méchante ogresse. Comment s’en sortir quand on est une fillette haute comme trois pommes et qu’on se retrouve coincée dans l’antre de Babayaga ? S’ensuit une angoissante fuite. Pleine d’ingéniosité et de courage la petite fille se débrouille plutôt bien pour retrouver sa liberté…

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