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  • Lifers

    2ndlife.jpgSecond life un monde possible

    Les petits matins, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Ce volume d’articles propose des réflexions autour du monde virtuel créé en 2003 par Linden Lab, société californienne. Sociologues, journalistes plasticiens, médiologues, webspecialistes, et bien d’autres s’interrogent sur les nouveautés qui naissent de ce site : nouvelle économie, nouvelle monnaie (le Linden), nouvelles jurisprudences (ou besoin de droit), nouvelles fictions, nouveau( ?) rapport au désir et à l’image de soi.
    Un petit livre qui pose de nombreuses questions étonnantes qui intéresseront « lifers » (adeptes de SL) non «lifers» et qui est à la portée de tous les néophytes du web, qu’ils rêvent ou non de devenir « Noob » (nouvel utilisateur – en plus, il y a un index !).


    http://www.agnesdecayeux.fr/secondlife/secondlife.htm

  • Pierrot est mort, Pierrot est ressuscité

    gbonnet3.jpgPantomimes fin de siècle
    Textes présentés et annotés par Gilles Bonnet

    Éditions Kimé, 2008

                                

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    Comment faire un livre avec des pantomimes ? Le paradoxe est inévitable, le pari audacieux. Car comme chacun le sait, la pantomime et ses personnages sont muets. Le principe de l’ouvrage est pourtant clair : fournir des textes, pour la plupart méconnus (en tout cas du lecteur courant et du Lagarde et Michard), se présentant sous la forme de simples canevas, de scénarios ou de narrations dialoguées – textes représentatifs de l’évolution d’une genre hérité de la « Commedia dell’arte », et qui a parcouru tout le XIXe siècle.

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  • Toute la vie

    alaska.jpgAlaska
    Eugène Nicole
    Editons de l’Olivier, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Roman universitaire ou de campus, récit de voyage, exploration de la mémoire, ce roman est tout cela à la fois. Le protagoniste fuit un chagrin d’amour en acceptant un poste de lecteur en Alaska, à l’Université de Fairbanks. Il y découvre la nature du nord, les nuits longues, la neige et la glace, la peur des ours, les montagnes. Il y rencontre de nombreux excentriques, hommes et femmes et découvre tout ce qui a pu les attirer dans ces terres : l’amour des grands espaces, la langue eyak, les études sur les séismes…
    L’ombre d’une jeune française disparue avant son arrivée, les sons du piano de celle qui est perdue dans sa sonate, les peintures de l’un, les gravures de l’autre, des images se superposent et donnent au récit une grande sensibilité, un léger flou. Histoires d’amour, de mort, toute la vie en une année universitaire baignée par la nuit et traversée de gigantesques fêtes.

    http://www.editionsdelolivier.fr/

  • Que la force...

    lleborgne3.jpgJe suis ta nuit
    Loïc Le Borgne

    Intervista 2008 (collection 15-20)

     

     (par Catherine Gentile)

     

     

    Loïc Le Borgne, écrivain journaliste, s’est fait connaître en littérature avec sa trilogie publiée chez Mango, dans la collection Autres mondes : Le Cycle d’Eden. Destiné aux adolescents, ce Space opera entraîne les lecteurs dans un voyage à la fois poétique et très animé, en compagnie de la jeune Marine et de ses compagnons embarqués à la recherche d’un mythique Monde bleu. L'auteur revient aujourd’hui en force avec un roman fantastique d’une rare intensité, dans lequel il explore les terreurs de l’enfance.
    Le narrateur, un homme de 37 ans, n’a rien oublié de son enfance à Duarraz, petit village breton proche de Rennes, de ses amis disparus, des heures noires vécues avec eux, et surtout du Bonhomme noir qui a hanté leurs jours et leurs nuits. Pour un temps seulement, cela s’était estompé, bulle de répit illusoire, mais voilà que cela revient aujourd’hui, alors que son fils, Tristan, dix-sept ans, veut se rendre seul à l’enterrement de son amie, parce que l’on ne peut pas lutter contre le temps, on ne peut pas effacer.

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  • Secret de famille

    jjohnston.jpgDe Grâce et de vérité
    Jennifer Johnston
    raduit de l’anglais (Irlande) par Anne Damour
    Belfond, 2007
    t

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Un secret de famille hante une actrice dublinoise. Entre deux rôles, son compagnon la quitte, la guerre du Golfe est déclarée. Elle survit, hébétée devant les images de la guerre à la télévision, entre les coups de fil de son agent, les rencontres avec les amis et les disputes avec son ex-compagnon. Puis elle finit par penser que l’instabilité de sa vie vient du secret de sa naissance : sa mère, une femme brisée par on ne sait quoi, est morte sans lui avoir jamais dit qui était son père. Le père de sa mère, glacial, qu’elle appelle « l’évêque » – il est évêque protestant – est le dernier à détenir (peut être) la vérité. Les plus belles pages de ce livre sont celles qui évoquent la solitude de cette femme et en contrepoint le désert affectif vécu par les générations précédentes. Le puritanisme et ses ravages sont ici évoqués avec une force glaçante qui fait que le crime finit par susciter la pitié. La révélation viendra finalement, une vérité très amère, que le personnage, comme l’Œdipe tragique, aurait préféré ignorer. Si l’évêque bénit ses fidèles en invoquant « grâce et paix », le titre du roman montre bien ce que le livre illustre : là où il n’y a pas de vérité, il ne peut y avoir de paix.

    http://www.belfond.fr

  • Friandise

    fleutiaux.jpgL’os d’aurochs

    Pierrette Fleutiaux, vu par Cristine Guinamand

    Editions du Chemin de fer, 2007

     

    (par Myriam Gallot)

     

    Encore un excellent choix des éditions du chemin de fer que cette pétillante fable canine signée Pierrette Fleutiaux. Véritable friandise pour lecteur que cet os malicieux que l’on dévore jusqu’à la dernière ligne dès qu’on a le bonheur de l’avoir entre les mains. L’histoire ? Chien perdu rencontre un jour chien-errant, à moins que ce soit plutôt chien-malin, ou chien-crétin, ou chien-méchant, ou chien-collant… car rien n’est plus difficile que de cerner le caractère d’un humain – pardon, d’un chien ! Quand en plus le hasard et l’amour s’en mêlent, c’est à n’y plus retrouver ses petits. Toute ressemblance avec un bipède existant ou ayant existé serait bien entendu fortuite et indépendante de la volonté de l’auteur.

     

    http://www.chemindefer.org/

  • Dragons

    dragons.jpgSur la piste des dragons oubliés, troisième carnet
    d’Elian Black Mor, Carine M. et Patrick Jézéquel,
    Au Bords des Continents, 2007

     

    (par B. Longre)

     

    Qui se cache derrière Elian Black Mor, à la fois auteur, personnage, dessinateur et narrateur ? Brouillant délibérément les pistes, ce dernier se dit « reporter d’images » et parcourt le monde à la recherche de créatures dont l’existence serait bel et bien prouvée. Composé à la manière d’un carnet de route très sophistiqué, présenté sous la forme d’un manuscrit, ce troisième opus sous le patronage posthume d’Edgar Alan Poe, cité en exergue, dévoile un univers étonnant, à mi-chemin entre la bande dessinée et le journal intime, entre veine fantastico-onirique et littérature gothique – une impression renforcée par les illustrations torturées, les croquis, les cartes dessinées à main levée et les reproductions d’objets anciens ou imaginaires qui émaillent les pages ; sans parler des planches dédiées aux créatures qui sont au fondement de la quête du voyageur. Foisonnant, inquiétant, empreint de mélancolie, un ouvrage atypique dont on aura du mal à s’extraire.

     

    http://www.au-bord-des-continents.com/

     

    http://www.elian-black-mor.com/

     

    Sur la piste des dragons oubliés – exposition, dans le cadre des rencontres du 9ème art – Aix-en-Provence - Muséum d'Histoire Naturelle - du 19 mars au 25 mai 2008 http://www.bd-aix.com/expo-dragons.php

  • Grandir, c’est renoncer

    ailes contrebasse.jpgLes ailes de la contrebasse

    Hervé Mestron

    Syros (tempo +), 2008

    A partir de 12 ans

     

    (par Myriam Gallot)

     

    Il n’est pas facile d’avoir 13 ans et de quitter son moi enfant, surtout quand l’adolescence vous surprend au saut du lit. Evans, le personnage d’Hervé Mestron découvre du jour au lendemain cette dure réalité : son doudou disparaît et ses parents lui offrent un nécessaire à rasage pour son anniversaire. Quand en plus son professeur de contrebasse lui demande d’abandonner sa chère « Denise » pour un nouvel instrument plus adapté à sa taille, c’en est trop et Evans ne sait comment gérer autant de bouleversements simultanés.

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  • "affirmatif et civilisateur"

    erotisme.jpgHistoire de l’érotisme, de l’Olympe au cybersexe

    Pierre-Marc de Biasi

    Découvertes Gallimard, 2007

     

    (par Blandine Longre)

     

    Promenade à travers les âges qui ne se cantonne pas au seul Occident, cet ouvrage revendique un érotisme « affirmatif et civilisateur » et entend revenir sur quelques idées reçues, en proposant une lecture intelligente et lucide d’un phénomène qu’on ne saurait réduire à la simple sexualité, à l’assouvissement immédiat du désir ou aux pulsions des uns ou des autres. Car l’histoire de l’érotisme est avant tout « celle de ses représentations » artistiques (de l’art figuratif à la littérature, de la musique au cinéma) – dont nombre d’exemples parsèment ces pages.

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  • Lire Beckett

    beckett.jpgBeckett corps à corps de Marie Depussé, Hermann, 2007

     

    (par Anne-Marie Mercier)

     

    Non pas une nouvelle monographie sur Beckett, mais des propositions de lecture de Beckett, microscopiques parfois : ce sont essentiellement Molloy, L’Innommable et Compagnie (et d’autres œuvres aussi parfois) qui sont examinés à la loupe sur quelques points sensibles de l’univers de Beckett : la parole, les choses, le chant, la folie, l’imaginaire, les pronoms,…
    Le chapitre sur la folie (intitulé « d’un asile l’autre ») est particulièrement intéressant. Marie Depussé enseigne à la clinique psychiatrique de la Borde et analyse les propositions de lecture de Deleuze et Guattari sur les schizophrènes de Beckett.

    http://www.editions-hermann.fr/

  • Adieux

    pbesson.jpgSe résoudre aux adieux
    Philippe Besson
    10/18, 2008

     

    (par Jean-Pierre Longre)

    Abandonnée par l’homme qu’elle aimait, Louise parcourt le monde (Cuba, New York, Venise, Paris), en quête d’on ne sait quoi : l’oubli (de soi, de l’autre) ? le renouveau ? la certitude ? Mais elle sait bien qu’aimer, « c’est prendre des risques ». Apparemment, elle tente de les reprendre, ces risques, par correspondance. Le livre entier est composé des lettres, que depuis ses résidences lointaines elle adresse à Clément. Ces lettres rassemblent « les pièces dispersées d’un puzzle », celui de la vie amoureuse, des instants de bonheur et de doute, elles effectuent des retours sur un passé en dents de scie, sur la vie à deux, sur la solitude. Roman épistolaire à sens unique (aucune réponse ne parviendra, Louise en est vite persuadée), Se résoudre aux adieux tisse des variations sensibles et subtiles sur la désillusion, sans fermer la porte à l’espoir.

  • La grande aventure de Champlain

    champlain3.jpgVoyages
    Samuel de Champlain

    Abrégé par Marie-Hélène Sabard
    Classiques abrégés, L’Ecole des Loisirs, 2008

     

    (par Jean-Pierre Tusseau)

    Alors qu’on s’apprête à célébrer le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, si on en profitait pour se replonger dans la grande aventure de Champlain telle qu’il l’a lui-même racontée ?

    De 1603 à 1635, ce navigateur, découvreur, cartographe, a relaté dans le détail ses douze voyages entre la France et la Nouvelle-France, ses explorations et ses relations avec les « sauvages » dont il décrit les habitations, le mode de vie, les croyances, les rivalités entre tribus. Il évoque aussi la complexité des problèmes, évidemment d’ordre climatique, mais aussi techniques et politiques, rencontrés dans sa tentative d’installation d’une véritable colonie et l’édification d’une ville française, celle dont on va célébrer le 400e anniversaire et qu’il ne désigne encore que par « l’habitation ». Le découvreur, gouverneur, gestionnaire porte sur le monde qui l’entoure un véritable regard d’ethnologue.
    Chose exceptionnelle, en publiant ses récits dès 1613 puis entre 1619 et 1632, il a été le premier découvreur et fondateur à diffuser largement, presque « en direct » la progression de ses découvertes.

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  • Mais la liberté, maman ?

    coco3.jpgJe suis une vieille coco !
    Dan Lungu
    traduit du roumain par Laure Hinckel
    Ed. Jacqueline Chambon, 2008

    (par Jean-Pierre Longre)

    Emilia Apostoae est une vieille dame qui vit dans la Roumanie d’aujourd’hui et qui se souvient… Sa mémoire la ramène à son enfance rurale, à sa fuite en ville, à ses parents, à tante Lucrecia et tonton Andrei qui l’invitaient chez eux et lui faisaient goûter aux plaisirs citadins tout en l’attelant aux tâches ménagères, à son travail en usine, à son mariage, à sa fille Alice partie faire carrière et se marier au Canada… Comme une remise à plat de tout le passé, « comme une carte de géographie pleine de petites ampoules qui s’allument simultanément », ses souvenirs posent la question centrale : « Emilia Apostoae a-t-elle été réellement heureuse ou est-ce seulement une impression ? » ; et la question subsidiaire : «Comment as-tu pu être heureuse quand tous ces gens étaient malheureux ? »

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  • Dérision

    noguez4.jpgŒufs de Pâques au poivre vert

    Dominique Noguez

    Zulma, 2008

     

    (par Jean-Pierre Longre)

     

    Dans la catégorie farces et attrapes littéraires, les Œufs de Pâques au poivre vert sont du meilleur goût, voire d’un goût de revenez-y. Non seulement on se laisse volontiers prendre aux pièges de ces textes d’une ligne ou de quelques pages, mais on y prend un plaisir toujours renouvelé. «Historiettes » fantaisistes jusqu’à l’absurde, vrais faux rêves, nouvelle astrologie, autobiographie fragmentaire et détournée, textes performatifs se résolvant dans la pratique même de la censure… L’esprit de dérision de Dominique Noguez nous sert des pages épicées, délicieuses à souhait, agrémentées d’illustrations aux légendes subtilement acidulées. De quoi passer de joyeuses Pâques, quel que soit le moment.

    http://www.zulma.fr/

     

    du même auteur : L’Embaumeur - Fayard.