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18/02/2008

Un peu de sérieux !

decapage.jpgRevue Décapage, n° 33
La Table Ronde, janvier 2008 

 

(par B. Longre)

 

 

Le dernier numéro de la revue littéraire Décapage propose chroniques, traductions, nouvelles, analyses ou maximes en alternance et dans le désordre ; de la même façon, la mise en page, plutôt fluctuante, donne par instants une impression de fouillis (contrôlé) qui reflète l’esprit général de la publication, un sérieux apparent souvent mâtiné d’autodérision aux accents potaches – ainsi, il nous est dit du rédacteur en chef, Jean-Baptiste Gendarme, qu’il « décide de tout et il a raison. Ça évite la zizanie. Et il a horreur de ça», ou encore de Baudouin, photographe, qu’il « se charge de la couverture », et « veut nous faire croire que c’est lui qui a le plus de travail. », et ainsi de suite... Dans le même ordre d’idées, on trouvera un article de JB Gendarme dans lequel celui-ci s’empare d’un sujet qui tient généralement à cœur aux auteurs : leur attachée de presse (pourquoi le féminin ? il me semblait que la profession comptait aussi des hommes…).


Plus sérieusement, on ira lire Au commencement, d’Arnaud Dudek, et La Jupe de Nathalie Kuperman, deux nouvelles qui, dans des genres différents, en disent long sur la solitude et le vide consumériste caractéristiques de notre époque, ou encore Gengis-Khan, (nouvelle traduite par Stéphane A. Dudoignon) de Qâdir Rustam, auteur tadjik vivant en exil au Kazakhstan – où un vieux conteur demande à un jeune instruit de prendre en note une histoire que lui a transmise son grand-père ; celle d’un enfant terrible, surnommé Gengis-Khan par les habitants de son village qui n’attendent qu’une chose : qu’il meure.

 

Ailleurs, Alexis Barthet parle des personnages de Salinger, la rédaction nous offre une petite page d’histoire littéraire consacrée à Gary/Ajar, tandis que quelques auteurs d’aujourd’hui (dont Stéphane Audeguy, Patrick Goujon, Serge Joncour, etc.) dévoilent les lettres de refus qu’ils ont pu recevoir de la part d’éditeurs (cités ou non), les commentent et les interprètent à leur façon... Plutôt instructif.
Un numéro foisonnant, donc, que l’on aura plaisir à découvrir dans le désordre que l’on veut, à consulter entre deux romans ou à feuilleter en laissant le hasard décider pour soi.

 

http://revuedecapage.blogspot.com

 

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