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16/02/2008

« de la branlette en bande dessinée »

joematt.jpgEpuisé

Joe Matt

Seuil BD, 2007

(par B. Longre)

 

Après Les Kids et Strip-Tease, Joe Matt se met à nouveau en scène dans un troisième tome d’autofiction graphique, narrant ses (minables) aventures inscrites dans un quotidien (morose à souhait) ; et pourtant, on ne se lasse pas de sa mauvaise foi, de ses chamailleries mesquines, de ses crises existentielles aiguës ou de ses angoisses à la Woody Allen. Il collectionne toujours les strips mais sa solitude affective le pousse à louer des films pornos qui, à leur tour, le détournent des planches qu’il n’a pas encore réalisées… La mise en abyme est très réussie, surtout lorsqu’il revient sur son travail et sur le contenu de ses livres précédents : « ces pages ne rendent pas compte de ce qu’était mon enfance… j’étais un enfant joyeux… pas ce misérable cafard… », constate-t-il, amer, en se penchant sur Les Kids. Et de ce dernier album, il dit : « C’est de la branlette en bande dessinée »… peut-être n’a-t-il pas tout à fait tort, mais on lit néanmoins d’une traite les pérégrinations de ce loser terrible !

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