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Placere et docere

larevuelitt3.jpgLa revue Littéraire
n° 28, automne 2006
Ed. Léo Scheer

 

 (par Jean-Pierre Longre)

 

 

La revue Littéraire, après 27 livraisons mensuelles, change de périodicité : elle devient trimestrielle, ce qui pourrait décevoir ; mais dans sa nouvelle formule, elle offre bien pour trois mois de lecture, en particulier grâce à l’introduction d’un« dossier » sur un écrivain. Pour ce numéro d’automne, c’est d’Hélène Bessette qu’il s’agit : écrivaine trop méconnue – malgré les éloges et le soutien de Raymond Queneau et de Marguerite Duras notamment – , elle est l’auteur de « l’une des œuvres les plus originales, acides, déstabilisantes de ce temps, ce qui met toujours vraiment un peu de temps à être, sinon accepté, du moins simplement vu et connu », selon Laure Limongi. D’autres voix se joignent à ce bel hommage : celles de Mathieu Bénézet, Julien Doussinault, Céline Minard, Frédéric Léal et Nathalie Quintane.

Le reste est à l’avenant, donnant à lire successivement textes littéraires, chroniques, critiques, entretiens, notes en abondance, ainsi que la suite des Leçons de Pierre Guyotat sur la langue française à l’université Paris 8 (pour cette fois, sur Rousseau). Cela commence par une jolie fable acerbe de Françoise Sagan mettant en cause son éditeur, et continue avec des proses diverses et stimulantes de Virgil Tanase, Emmelene Landon et Michel Mourlet. Dumitru Tsepeneag, dont les « Frappes chirurgicales » donnaient naguère le ton de sa revue Seine et Danube, a pu les poursuivre ici, pour le bonheur des lecteurs et la santé de l’actualité littéraire ; elles sont complétées par les « rentrées littéraires » de Christian Authier qui, lui aussi, contribue à faire un ménage salutaire dans cette actualité.

 

Quatre premiers romans font l’objet de « découvertes », complétées par des entretiens éclairants avec leurs auteurs : Jonathan Littell (qui a tôt fait, en quelques semaines, de ne plus être une découverte), Laurent Quintreau, Philippe Pollet-Villard, Laurent Marty. Faute de pouvoir rendre compte de toutes les notes de lecture, on peut en prélever quelques échantillons représentatifs : recension de quelques autres premiers romans (dont Rhésus d’Héléna Marienské), de quelques ouvrages étrangers, et d’écrivains déjà plus ou moins confirmés (Camille Laurens, Patrick Rambaud, Christine Angot, Benoît Duteurtre, Richard Millet, Serge Joncour…).

 

Léo Scheer, Florent Georgesco et leurs comparses proposent là un bel et bon volume, qui ne cède pas aux phénomènes de mode, qui ne cherche pas non plus l’originalité à tout prix. Pour le plaisir et l’instruction des amateurs de littérature, cette nouvelle formule est de bon augure pour les trimestres à venir.

 

http://www.leoscheer.com/revue_litteraire.php3

 

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