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18/01/2006

De luttes en luttes...

davodeau3.jpgLes Mauvaises gens
Etienne Davodeau -
Delcourt, 2005

 

sélection Prix public du meilleur album - Prix du Scénario
Angoulême 2006

 

(par Catherine Gentile)

 

La première de couverture, construite en symétrie, est explicite : « les mauvaises gens » se tiennent entre l’église et l’usine. Les mauvaises gens vivent dans la région des Mauges, un coin de campagne entre Angers et Cholet, à l’écart des voies de passage, où les notables locaux font la loi et pratiquent un catholicisme fervent et très fermé.

 

Etienne Davodeau est né et a grandi dans cette région farouche, dont le nom, les Mauges, viendrait d’une contraction de l’expression « mauvaises gens ». C’est l’histoire de ses parents que Davodeau raconte ici et, à travers eux, la manière dont ont évolué les mentalités et le pays. Marie-Jo et Maurice sont nés dans deux villages voisins, dans des familles modestes et catholiques : leurs deux pères étaient pour le premier ouvrier agricole et le second garde champêtre, les enfants fréquentent l’école catholique jusqu’à leur certificat d’études, école majoritaire dans la région, qui joue son rôle pleinement en assénant l’idée que la place de chacun est délimitée une fois pour toutes et que l’on ne peut en changer. Une fois les courtes études terminées, si l’on n’est pas détecté par les enseignants, on va travailler dans les usines que possèdent les petits seigneurs du coin, qui gèrent leurs fabriques d’une poigne paternaliste. C’est ainsi que, ne dérogeant pas à la règle, les parents d’Etienne Davodeau entrent très vite dans le monde du travail.

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16/01/2006

Le foisonnement francophone

riveneuve2.jpgRiveneuve Continents n°3
Revue des littératures de langue française
L’écrivain dans ses langues
automne 2005

 

(par Jean-Pierre Longre)

 

Un sous-titre peut en dire plus qu’il n’en a l’air. Dans celui de Riveneuve, « Revue des littératures de langue française », tout est pesé : le pluriel de littératures, le singulier de langue, mais un singulier indéfini, comme pour signifier que la francophonie (qui ne concerne évidemment pas que les littératures) n’est pas circonscrite une fois pour toutes, puisqu’elle est marquée par la diversité des cinq continents. « Francopolyphonie », dit l’écrivain guadeloupéen Daniel Maximin : toutes les voix, tous les registres peuvent s’approprier la langue française ; c’est ainsi que Bernard Mouralis peut écrire que le français, comme toute langue, « ne peut exister qu’à travers les énoncés particuliers produits dans cette langue ».

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05/01/2006

De la fiction avant tout !

kwak.jpgKwak – tout finit par être vrai
Revue (semestrielle) - n°1 L’Assassinat
Editions du Panama, 2005

 

(par Blandine Longre)

 

Les éditions du Panama (nées en 2005 et dirigées par Jacques Binsztok) proposent déjà un intéressant catalogue – des œuvres de fiction, des ouvrages pour la jeunesse, des essais et une revue de belle facture, graphiquement originale, destinée à paraître deux fois l’an.

 

Ce premier numéro s’intéresse de très près à l’assassinat, au meurtre et à la fascination que la violence individuelle exerce sur l’imaginaire – quelles que soient les motivations premières des comportements décrits. Plus d’une quinzaine de nouvelles rassemblées ici abordent la thématique : nouvelles policières, de suspense, mini-polars ou drames humains, dans tous les genres et tous les styles. Une façon de (re)découvrir plusieurs voix littéraires, une grande diversité présidant naturellement à l’ensemble.

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