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  • Q-Ta Minami, mangaka

    qta.jpgJeux d'enfant
    Q-Ta Minami
    Casterman, coll. Sakka, 2005

    (par B. Longre)

    La collection Sakka, désormais bien installée, ne cesse de faire connaître au lectorat francophone de nouveaux auteurs japonais, tels Satoshi Kon ou Kiriko Nananan. Q-Ta Minami, mangaka qui appartient à la même génération que les précédents, signe un album (à lire de droite à gauche, selon la tradition) se présentant comme une ébauche autobiographique dans l'ensemble assez cocasse - en dépit d’un parcours archi classique : une jeune fille se cherche, ne sachant comment remplir son existence, jusqu'au moment où elle se découvre une passion pour le manga…
    Une fraîcheur certaine se dégage de cette histoire au demeurant assez banale, mais la galerie de personnages permet à l'auteure d’explorer divers modes d’expression graphique.

    L'éditeur

  • Les voyages forment la jeunesse, c’est bien connu...

    genevievebrisac6.jpgAngleterre
    Geneviève Brisac
    Médium de L’Ecole des Loisirs, 2005

     

    (par B. Longre)

    Les parents d’Adélaïde décident de l’envoyer en séjour linguistique sans l’avoir consultée au préalable (pour des raisons d'abord obscures), la toute jeune fille est révoltée – et se plie malgré tout à l’autorité parentale… Quand elle arrive en Angleterre, elle va de surprises en déconvenues, portant un regard critique sur tout et sur tous – transformant ainsi certaines scènes au demeurant banales en une comédie très acide : la famille d’accueil en prend pour son grade, mais les Français qui l’accompagnent aussi.

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  • Entre hommage et subversion, quand la littérature transcende la mort.

    spreadwide3.jpgSpread Wide
    collection Rencontres, Encounters
    Kathy Acker & Paul Buck, avec Rebecca Stephens, John Cussans

    Editions Dis Voir

     

    (par B. Longre)

     

    Spread Wide s'est bâti autour d'une "rencontre" (ainsi que le veut la collection que dirige Danièle Rivière) entre l'écrivaine Kathy Acker (décédée en 1997 et dont les Editions Désordres ont entrepris de faire découvrir l'oeuvre aux lecteurs francophones) et Paul Buck, performer et écrivain anglais, avec qui elle entretint une correspondance à la fin des années 1980, alors qu'elle travaillait à son roman Great Expectations (bien entendu inspiré - très librement - du roman du même titre de Charles Dickens, Les grandes espérances) : une "rencontre" singulière, quasi unilatérale, Paul Buck n'ayant d'autre moyen que de "retrouver" feu Kathy Acker par le biais de ses lettres (style saccadé, oralisé, explosif le plus souvent, mêlant réflexions diverses sur son travail et anecdotes très personnelles), et la relecture systématique de ses romans. Dans son post-scriptum, Paul Buck explique ainsi la genèse de Spread Wide : "Le concept consistait à utiliser les lettres de Kathy afin de produire une autre œuvre, une fiction qui prendrait en compte certaines des questions que Kathy mettait en forme dans ses écrits."

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  • Sous le signe du bouleversement

    lviallet.jpgUn entretien avec...
    Laurence Viallet, éditrice
    Editions Désordres

     

     

    Le nom choisi pour la structure éditoriale créée et dirigée par Laurence Viallet évoque d'emblée un désir légitime de subversion qui prend appui sur une tradition littéraire en marge des grands courants conventionnels - de Sade à Hulbert Selby Jr., en passant par Burroughs ou Genet ; c'est ainsi que dans les ouvrages publiés jusqu'à présent on trouve des actes d'écriture délibérément transgressifs (transgression qui n'écarte pas nécessairement le poétique, comme par exemple dans le travail de David Wojnarowicz), et des auteurs qui triturent sans concession le langage et les codes narratifs, les poussant vers d'inimaginables extrémités : des écrivains appartenant à des contre-cultures salutaires, qui renversent les normes et bousculent nos horizons de lecture, et dont les oeuvres, comme celles de leurs prédécesseurs, sont parfois susceptibles d'être mises à l'index (comme ce fut le cas pour Sang et Stupre au lycée en Allemagne), encore aujourd'hui...
    Laurence Viallet défend une littérature "inventive, vivante", nécessairement désordonnée, et présente Yapou, bétail humain, de Shozo Numa, à paraître en octobre prochain.

     

    Laurence Viallet, vous avez créé Désordres en 1999 – d’abord une collection à La Musardine, puis au Serpent à Plumes et maintenant une "marque" à part entière depuis son rachat par Le Rocher. A posteriori et en toute subjectivité, quel regard portez-vous sur cette aventure éditoriale mouvementée, six ans après la parution du premier ouvrage, Index de Peter Sotos ?

     

    L’histoire mouvementée de Désordres (à laquelle s’ajoute le récent rachat des éditions du Rocher par les éditions Privat – appartenant elles-mêmes au groupe pharmaceutique Pierre Fabre) reflète les soubresauts et les mouvements tectoniques qui traversent l’édition.
    Malgré cette relative instabilité, je pense avoir réussi à conserver une cohérence éditoriale, qui se traduit par une politique d’auteurs (on a retrouvé cette année Peter Sotos, que j’avais publié à La Musardine en 1999, lors de la création de la collection Désordres ; David Wojnarowicz, que j’ai publié pour la première fois au Serpent à plumes en 2004. Je publierai également de nouveaux textes de Kathy Acker en 2006.)
    Je me félicite aujourd’hui de la visibilité récemment acquise par Désordres, devenue une marque, dotée d’une maquette spécifique, et du fait que la production va modestement augmenter en 2006 – avec notamment une ouverture sur les essais, prolongement naturel des problématiques approchées dans le domaine littéraire.

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